Mon jardin sans pesticide

Pour avoir un jardin ou un potager sans utiliser de pesticide, il faut être observateur et respecter quelques petites règles pour cultiver la bonne santé de son jardin !

Ce qu'il faut savoir avant tout, c'est qu'il faut agir en amont (avec différentes solutions que l'on va voir dans cet article) pour éviter l'arrivée de maladies et parasites sur ses végétaux ; plutôt que de les laisser s'installer et devoir les combattre avec des répulsifs chimiques. 

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Connaître l'environnement de son jardin :

En effet, pour réussir son jardin il faut connaître le climat de sa région, l'exposition de sa végétation et le microclimat. 

Connaître la nature de son sol :

Notre sol est notre support du travail que l'on va utiliser dans son jardin et donc la source nutritive des végétaux que l'on va planter. Est ce que le sol est lourd, léger, calcaire, acide, riche ou pauvre en matière organique et éléments minéraux ?

Après avoir analysé ces différents critères, on va pouvoir amender son sol en fonction. Par exemple, un sol trop argileux devra avoir un ajout de sable et de fertilisant pour avoir de belles cultures.

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(photo : unspash : Muddy Hands)

Adapter les végétaux à l'environnement et au sol : 

Toutes les plantes, arbres, arbustes ont des besoins en lumière, eau et éléments nutritifs bien distincts. Il faut alors avant de planter, se renseigner sur les besoins de ce qu'on souhaite jardiner. Par exemple, il faut veiller à disposer les plantes amies et répulsives à bonne distance les unes des autres.

Chaque année, il faut aussi varier les espèces cultivées, avoir un cycle de culture afin d'éviter la propagation des parasites.

Il faut aussi nourrir ses plantes et tout autres végétaux d'un fertilisant d’origine organique ou minéral de préférence, qui n'ont subi aucune transformation chimique, comme La Belle Bouse. Notre fertilisant ne risque pas de brûler les racines et stimulent la vie biologique du sol tout en le nourrissant. Ainsi, votre jardin va rester en bonne santé, et nous n'aurons pas besoin de traiter nos végétaux à cause de maladies. 

Diversifier son milieu végétal : 

Favorisez la biodiversité est la clé pour un jardin sans pesticides.

Pour cela, plantez des haies composées de différents arbustes à fleurs et à baies qui vont attirer les oiseaux et les papillons. Il faut aussi penser à aménager des zones d’ombres et des zones humides pour attirer la faune. On peut créer un bassin pour avoir un écosystème complet, avec des poissons, qui vont consommer beaucoup de moustiques.

Il faut alors associer des végétaux, par exemple en plantant des œillets d’Inde, qui sont connus pour leur pouvoir répulsif autour des légumes, ou encore des carottes à côté des oignons qui vont se protéger mutuellement contre leurs parasites respectifs.

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(photo : M-Habitat)  

Les bonnes associations des plantes : 

Plus concrètement pour favoriser la bonne santé de ses plantes, on peut disposer différentes plantes les unes à côté des autres pour favoriser leur bien-être et repousser ce qui peut leur être nuisible. 

En plus d'éviter l'utilisation de pesticides, ces différentes associations vont permettre de meilleures récoltes, d'éloigner les insectes nuisibles et d'éviter les maladies.

Voici quelques exemples de bonnes dispositions :

Les choux peuvent être associés au thym, à la menthe et aux tomates mais éloignés des fraises, de l'ail et de l'oignon. Cette association va permettre de faire fuir la piéride, des chenilles qui mangent les feuilles de choux.

Les poireaux peuvent être associés aux carottes, aux asperges, au céleri et aux fraises mais éloignés des choux, des haricots et des fèves. Cette association va éloigner la teigne et le thrips qui sont des insectes.

Les tomates apprécieront être proches des carottes, du basilic, du persil mais éloignées des pommes de terre, des betteraves et des haricots. Cela va protéger les tomates des maladies cryptogamiques appelées aussi fongiques causées par des champignons parasitaires filamenteux. 

Pour ce qui est des plantes, les capucines éloignent la maladie du mildiou qui ravage les tomates. Les soucis repoussent différents parasites et attirent les larves qui adorent manger les pucerons. 

Les soucis / Calendula Officinalis:

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(photo : au jardin info) 

Les capucines / Tropaeolum Majus :

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(photo : jardinage le Monde)

 Vous l'aurez compris, pour éviter d'utiliser des pesticides et produits chimiques dans son jardin, tout se passe en amont ! Il faut bien analyser l'environnement les besoins de ses plantes pour les garder en pleine santé ! Ainsi, bien nourries et arrosées, elles vont se développer pendant toute leur vie en pleine forme. 

Et si vous avez déjà vu des rosiers au début des vignes, ce n'est pas par hasard ! Cela permet de prévenir certaines maladies des vignes car elles sont sujettes à la même maladie que les rosiers qui est l'oïdium. C'est un champignon bien connu des viticulteurs. Si les rosiers sont atteints de la maladie, les viticulteurs sont alors alertés et peuvent prévoir de traiter leurs vignes.